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Scarpetta's who's who
PETE MARINO
Inspecteur à la section des homicides de Richmond.
Passant au cours des romans du grade de sergent à
celui de lieutenant, puis de capitaine, le bouillant et
brouillon Marino, le grand complice du docteur Scarpetta, a
quelque chose de rabelaisien, Bérurier au pays des
yankees. Un mètre quatre-vingt, un ventre
proéminent, une chevelure en broussaille, il est sans
arrêt en furie contre ses chefs et l'humanité.
Divorcé d'une certaine Doris qui lui a mené la
vie dure, père d'un fils unique, Rocky, avec lequel
il est brouillé pour de mystérieuses raisons,
Marino accumule les aventures sans lendemain... et est
secrètement amoureux de Kay
qui, après l'avoir souvent rabroué au cours de
leurs premières enquêtes, finit par accepter
son affection bourrue, pareille à celle d'un chien
fidèle.
Marino sauve la vie de Kay dans Postmortem, ce qui
l'autorise dès lors à se comporter en ange
gardien du médecin légiste le plus
menacé de l'histoire du polar américain.
Lui-même semble indifférent au danger et cette
absence de peur constitue peut-être son arme la plus
efficace.
Politiquement incorrect, c'est un fumeur invétéré.
Kay lui reproche constamment son hygiène de vie détestable.
Marino est, dit-elle, « le pur produit d'une alimentation déséquilibrée,
d'ingestion abusive d'alcool et de multiples contacts avec des doses concentrées
de tout ce que la nature humaine a de plus pourri ».
Signe particulier : chaque fin d'année,
Marino transforme sa maison en une sorte d'arbre de
Noël géant, accumulant des décorations et
des figurines qui en font l'attraction la plus kitsch de
Richmond durant la période des fêtes.
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