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L'œuvre de Patricia Cornwell

L'histoire

Ce qu'en dit P. Cornwell

Ce qu'en dit la presse française

Extraits

Carnets de bord

LES LIEUX DE L'HISTOIRE

 

Cadavre X

LES LIEUX DE L'HISTOIRE

 

Paris

 

Après un voyage en Concorde, Kay Scarpetta et Pete Marino arrivent à Paris.
«... Une Mercedes bleu foncé nous attendait à l'extérieur du terminal. Marino essaya d'entamer la conversation avec le chauffeur, qui refusa qu'il s'asseye à l'avant et parut ne pas lui prêter la moindre attention. Marino baissa sa vitre pour souffler sa fumée à l'extérieur, un air maussade sur le visage, laissant un vent glacial s'engouffrer dans la voiture. Des immeubles misérables défigurés par les graffitis défilaient, puis se dessina la ligne d'horizon illuminée d'une ville moderne. Les dieux de l'entreprise, Hertz, Honda, Technics et Toshiba, brillèrent de tous leurs feux dans la nuit, depuis les hauteurs de leur Olympe.
- Bon sang, ça pourrait aussi bien être Chicago, se plaignit Marino.  »

Paris: Opéra

 

C'est dans le quartier de l'Opéra que séjournent Kay Scarpetta et Pete Marino, installés au Grand Hôtel Intercontinental.

« ...Dans le hall de marbre du Grand Hôtel, où notre guide nous apprit que nous allions séjourner, des poinsettias et un arbre de Noël marquaient un peu plus la venue des fêtes.
- Nom de Dieu ! dit Marino en regardant les colonnes et un gigantesque lustre. Qu'est-ce que ça peut coûter, une chambre dans cette taule ? »
« Je tirai les lourdes tentures et contemplai par la fenêtre des gens en tenue de soirée, des files de voitures de luxe. Les statues dorées du vieil opéra de l'autre côté de la rue jetaient leur beauté à la tête des dieux, et les conduits de cheminée pointillaient la ligne des toits à perte de vue. J'avais le sentiment qu'on s'immisçait dans ma vie, je me sentais à la fois inquiète et solitaire. »

Paris:Institut médico-légal

 

À la demande d'Interpol, Kay Scarpetta rencontre le docteur Ruth Svan, qui dirige l'Institut médico-légal de Paris. Ce médecin légiste français doit lui confier des indices déterminants dans l'affaire du cadavre X.

« L'Institut médico-légal, un bâtiment en brique rouge et meulière, se trouvait à l'est de la ville. La voie express le séparait de la Seine. Ce matin-là, le fleuve s'irisait d'une couleur de miel. Le chauffeur de taxi me déposa devant l'Institut, et je traversai un charmant petit jardin orné de vieux platanes et planté de marguerites, de primevères, de pensées et de fleurs sauvages. L'odeur caractéristique de la mort, qui filtrait par les fenêtres à barreaux et la porte d'entrée métallique noire, ne semblait pas déranger un jeune couple enlacé sur un banc et un vieil homme qui promenait son chien.
Ruth Stvan était connue pour la façon inhabituelle dont elle opérait. Les visiteurs étaient accueillis par des hôtesses. Lorsqu'un parent en deuil franchissait le seuil, il était immédiatement intercepté par une personne compatissante qui l'aidait à trouver son chemin.
Une de ces hôtesses me guida le long d'un couloir carrelé où des enquêteurs attendaient, assis sur des chaises bleues, et je saisis suffisamment de leur conversation pour comprendre que quelqu'un s'était défenestré la veille. »

Paris: L'île Saint-Louis

 

C'est dans l'île Saint-Louis qu'habitent les Chandonne, qui pourraient être mêlés à l'affaire du cadavre X.

« Les pneus ronronnèrent sur les pavés, et les lumières des projecteurs qui caressaient la surface sombre de la Seine ressemblaient à des poissons d'argent. J'essuyai la buée de ma vitre, que j'ouvris suffisamment pour mieux voir lorsque nous traversâmes le pont Louis-Philippe et pénétrâmes dans l'île.

Je reconnus immédiatement ces immeubles du xviie siècle qui avaient été les anciens hôtels particuliers de la noblesse. J'étais déjà venue ici avec Benton.
Nous nous étions promenés dans ces étroites rues pavées, nous avions déchiffré les plaques apposées sur certains des murs, indiquant qui avait autrefois vécu en ces lieux. Nous nous étions installés à des terrasses de café, avions acheté des glaces chez Berthillon. Je demandai à mon chauffeur de faire le tour de l'île.
C'était comme une falaise de somptueuses demeures de pierre érodée par les siècles, aux balcons de fer forgé noir. En levant le regard vers les fenêtres éclairées, je parvenais à distinguer des poutres apparentes, des étagères chargées de livres et de magnifiques tableaux, mais pas un être humain. Comme si l'élite qui vivait là demeurait invisible au commun des mortels. »

Lyon : Interpol

 

« Le quartier général d'Interpol était une forteresse de verre, entourée de plans d'eau. L'immeuble se dressait solitaire, dans le parc de la Tête d'or, et rien dans son architecture ne trahissait la nature des secrets qu'il abritait. J'étais bien sûre que les signes discrets de l'activité qui y régnait échappaient à presque tous ceux qui passaient devant en voiture. Le nom de la rue bordée de platanes n'était indiqué nulle part, et à moins de savoir exactement où vous alliez, vous ne risquiez pas d'y aboutir. Aucun fronton, aucun panneau signalétique n'indiquait « Interpol ». »

 

 

 

Photos opéra et île Saint-Louis : © Philippe Ledru, 2000
Photos institut médico-légal et Interpol : © Cornwell Enterprises, Inc., 2000
Textes : © Cornwell Enterprises, Inc., 2000
© Calmann-Lévy, 2000 pour la traduction française

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