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Cadavre X
LES LIEUX DE L'HISTOIRE
 
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Paris
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Après un voyage en Concorde, Kay
Scarpetta et Pete Marino arrivent à
Paris.
«... Une Mercedes bleu foncé
nous attendait à l'extérieur du
terminal. Marino essaya d'entamer la conversation
avec le chauffeur, qui refusa qu'il s'asseye
à l'avant et parut ne pas lui prêter
la moindre attention. Marino baissa sa vitre pour
souffler sa fumée à
l'extérieur, un air maussade sur le visage,
laissant un vent glacial s'engouffrer dans la
voiture. Des immeubles misérables
défigurés par les graffitis
défilaient, puis se dessina la ligne
d'horizon illuminée d'une ville moderne. Les
dieux de l'entreprise, Hertz, Honda, Technics et
Toshiba, brillèrent de tous leurs feux dans
la nuit, depuis les hauteurs de leur Olympe.
- Bon sang, ça pourrait aussi bien
être Chicago, se plaignit
Marino. »
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Paris: Opéra
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C'est
dans le quartier de l'Opéra que
séjournent Kay Scarpetta et Pete Marino,
installés au Grand Hôtel
Intercontinental.
« ...Dans le hall de marbre du Grand
Hôtel, où notre guide nous apprit que
nous allions séjourner, des poinsettias et
un arbre de Noël marquaient un peu plus la
venue des fêtes.
- Nom de Dieu ! dit Marino en regardant les
colonnes et un gigantesque lustre. Qu'est-ce que
ça peut coûter, une chambre dans cette
taule ? »
« Je tirai les lourdes tentures et
contemplai par la fenêtre des gens en tenue
de soirée, des files de voitures de luxe.
Les statues dorées du vieil opéra de
l'autre côté de la rue jetaient leur
beauté à la tête des dieux, et
les conduits de cheminée pointillaient la
ligne des toits à perte de vue. J'avais le
sentiment qu'on s'immisçait dans ma vie, je
me sentais à la fois inquiète et
solitaire. »
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Paris:Institut
médico-légal
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À
la demande d'Interpol, Kay Scarpetta rencontre le
docteur Ruth Svan, qui dirige l'Institut
médico-légal de Paris. Ce
médecin légiste français doit
lui confier des indices déterminants dans
l'affaire du cadavre X.
« L'Institut
médico-légal, un bâtiment en
brique rouge et meulière, se trouvait
à l'est de la ville. La voie express le
séparait de la Seine. Ce matin-là, le
fleuve s'irisait d'une couleur de miel. Le
chauffeur de taxi me déposa devant
l'Institut, et je traversai un charmant petit
jardin orné de vieux platanes et
planté de marguerites, de primevères,
de pensées et de fleurs sauvages. L'odeur
caractéristique de la mort, qui filtrait par
les fenêtres à barreaux et la porte
d'entrée métallique noire, ne
semblait pas déranger un jeune couple
enlacé sur un banc et un vieil homme qui
promenait son chien.
Ruth Stvan était connue pour la façon
inhabituelle dont elle opérait. Les
visiteurs étaient accueillis par des
hôtesses. Lorsqu'un parent en deuil
franchissait le seuil, il était
immédiatement intercepté par une
personne compatissante qui l'aidait à
trouver son chemin.
Une de ces hôtesses me guida le long d'un
couloir carrelé où des
enquêteurs attendaient, assis sur des chaises
bleues, et je saisis suffisamment de leur
conversation pour comprendre que quelqu'un
s'était défenestré la
veille. »
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Paris: L'île
Saint-Louis
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C'est
dans l'île Saint-Louis qu'habitent les
Chandonne, qui pourraient être
mêlés à l'affaire du cadavre
X.
« Les pneus ronronnèrent sur
les pavés, et les lumières des
projecteurs qui caressaient la surface sombre de la
Seine ressemblaient à des poissons d'argent.
J'essuyai la buée de ma vitre, que j'ouvris
suffisamment pour mieux voir lorsque nous
traversâmes le pont Louis-Philippe et
pénétrâmes dans
l'île.
Je reconnus immédiatement ces immeubles
du xviie siècle qui avaient
été les anciens hôtels
particuliers de la noblesse. J'étais
déjà venue ici avec Benton.
Nous nous étions promenés dans ces
étroites rues pavées, nous avions
déchiffré les plaques apposées
sur certains des murs, indiquant qui avait
autrefois vécu en ces lieux. Nous nous
étions installés à des
terrasses de café, avions acheté des
glaces chez Berthillon. Je demandai à mon
chauffeur de faire le tour de l'île.
C'était comme une falaise de somptueuses
demeures de pierre érodée par les
siècles, aux balcons de fer forgé
noir. En levant le regard vers les fenêtres
éclairées, je parvenais à
distinguer des poutres apparentes, des
étagères chargées de livres et
de magnifiques tableaux, mais pas un être
humain. Comme si l'élite qui vivait
là demeurait invisible au commun des
mortels. »
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Lyon : Interpol
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« Le
quartier général d'Interpol
était une forteresse de verre,
entourée de plans d'eau. L'immeuble se
dressait solitaire, dans le parc de la Tête
d'or, et rien dans son architecture ne trahissait
la nature des secrets qu'il abritait.
J'étais bien sûre que les signes
discrets de l'activité qui y régnait
échappaient à presque tous ceux qui
passaient devant en voiture. Le nom de la rue
bordée de platanes n'était
indiqué nulle part, et à moins de
savoir exactement où vous alliez, vous ne
risquiez pas d'y aboutir. Aucun fronton, aucun
panneau signalétique n'indiquait
« Interpol ». »
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Photos opéra et
île Saint-Louis : © Philippe Ledru, 2000
Photos institut médico-légal et Interpol :
© Cornwell Enterprises, Inc., 2000
Textes : © Cornwell Enterprises, Inc., 2000
© Calmann-Lévy, 2000 pour la traduction
française
Copyright 2003 © Calmann-Lévy
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Tel: 01 49 54 36 00 Fax: 01 45 44 86 32
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